samedi 30 juin 2012

Le Minitel fait ses adieux

Les derniers codes Minitel seront  désactivés aujourd'hui 30 juin 2012, dernier jour d'activité de ce Modem. Le Minitel a permis à des millions de Français de consulter l'annuaire, ou encore de seconnecter à  des messageries,  à ce sujet, nous avons été informé que le serveur de l'Union des Amis et Protecteurs de la Nature s'arrêtait par la force des choses, c'est une page qui se tourne.
Pourtant  420 000 clients étaient restés fidèles à ce service télématique, commercialisé en 1982 par "France Télécom" (société qui  comme La Poste a bien changé,  depuis que les politiques ont dénaturé pour une grande partie ce qui contribuait à la richesse de la France, pour le seul profit d'intérêts privés...).

Toujours est-il le Minitel a connu un succès dans les années 1990 avant que l'Internet le remplace par la force des choses, mais il ne faut comparer que ce qui est comparable et ne pas confondre un moyen de communication qui pouvait être utile pour bien des associations qui comme l'UAPN ont créés des serveurs (1).

Le Minitel tire sa révérence après 30 ans de vie commune avec les Français, du fait de la baisse du nombre d'usagers et de l'obsolescence du réseau...rien n'a été entrepris pour le maintenir de toutes les manières.
 Les quelque 700 000 Minitels encore en circulation, pour lesquels France Télécom a mis en place une collecte dans toute la France, seront démantelés par une société à Toulouse puis recyclés.







1)L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) nous a informé que son serveur n'était plus opérationnel depuis le 15 janvier 2005, rappelant que techniquement un ordinateur devait être connecté à la ligne téléphonique pour l'accès à ce dernier, et que l'ADSL et surtout les offres de Free ont  été des facteurs déterminants.
C'est aussi toute une époque en effet avec des moyens (inconcevables aujourd'hui) comme un portable Amstrad (PPC 640 n'ayant qu'un lecteur de disquette de 720 Ko...) rappelle non sans un peu de nostalgie l'association dans son dernier communiqué.

mardi 19 juin 2012

Fukushima : Crime nucléaire contre l'humanité ?


 L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) demande auprès des autorités japonaises la suspension de la relance de la centrale d'Ohi, notant que 73 maires japonais protestent contre le redémarrage de la centrale d'Ohi, rappelant une pétition forte de près de 7,5 millions de signataires qui a été remise au Premier-ministre japonais, et la manifestation de près de 11 000 personnes s'est déroulée à Tokio, samedi 16 juin, devant les bureaux du Premier ministre... 

"L'Agence de sûreté nucléaire, placée sous le ministère japonais de l'Industrie, et celui des Sciences ont reconnu avoir reçu les 18 et 20 mars 2011, via l'ambassade des Etats-Unis et le ministère japonais des Affaires étrangères, des cartes de mesure réelle de radioactivité dans le nord et l'est du Japon, mais ces données n'ont pas été transmises au bureau du Premier ministre ni à la Commission nucléaire.

Un fonctionnaire du ministère des Sciences a expliqué qu'il n'avait pas ressenti la nécessité de les transmettre, ne pouvant juger de la fiabilité des mesures, selon les explications données à la presse.

Il lui semblait en outre qu'il ne revenait pas aux autorités nippones de les publier.les dernières.


Pour l'APRI les fautes humaines ne sont pas sans conséquence dans l'industrie nucléaire (on a vu avec la catastrophe de Tchernobyl l'impact sur les populations) l'arrêt des centrales nucléaires doit être total et sans appel ! 
Il ne peut être prétexté des craintes de pénurie d'électricité, c'est un nouveau modèle de société qu'il faut mettre en place loin de tous ces groupes d'intérêts qui aveuglés par les profits passent en second plan la santé des populations, et,  ce qui est pire la vie même sur notre planète car si nous continuons à jouer avec les atomes  qui sont invisibles et insidieux nous prenons le risque d'engager un processus d'extinction de notre civilisation...(...)...L'APRI soutient les 1300 plaintes déposées pour crime contre le président de TEPCO, et le responsable de la Commission de Sureté Nucléaire, accusant ces derniers de négligence professionnelle ayant entraîné des blessures et des morts.

L'APRI rappelle que son fondateur, Jean Pignero avait distingué cette notion du crime nucléaire en l'élargissant à la notion de Crime nucléaire contre l'humanité."

Nous ne sommes pas très éloignés du Crime nucléaire contre l'humanité.

jeudi 14 juin 2012

Brigitte Bardot demande à la ministre allemande de la Justice de refuser l'extradition de Paul Watson

Brigitte Bardot a demandé hier  à la ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, de refuser l'extradition vers le Costa Rica du militant écologiste Paul Watson, arrêté puis libéré sous caution en Allemagne.

Le fondateur de Sea Shepherd, 61 ans, a été arrêté le 13 mai en Allemagne en vertu d'une demande d'extradition du Costa Rica, qui l'accuse d'avoir mis en danger un équipage costaricien lors d'une opération contre la chasse aux requins en 2002.

Un tribunal de Francfort l'a libéré sous caution, en attendant l'examen de la demande d'extradition.

"Madame la Ministre, je me tourne vers vous car (...) la demande d'extradition du Costa-Rica ne repose sur rien, vous le savez parfaitement, alors il faut maintenant mettre un terme à cette attitude imbécile qui scandalise de très nombreux militants à travers le monde, dont je me fais le porte-parole auprès de vous",  a écrit Brigitte Bardot à la ministre dans une lettre rendue publique par sa Fondation.

L'ancienne actrice a par ailleurs estimé que Paul Watson a été racketté pour une "liberté" conditionnelle très cher payée, 250.000 euros.

Selon elle, par la faute des autorités allemandes, Sea Shepherd et son trimaran de pointe, le Brigitte Bardot, sont aujourd'hui bloqués à quai alors que les brigands pillent les océans.

"Vous devriez remettre l'ordre du mérite à Paul Watson plutôt que le traiter de cette manière indigne"... a-t-elle conclu espérant une intervention immédiate de Sabine Leutheusser-Schnarrenberger.

mardi 5 juin 2012

Survol en parapente de la plus ancienne centrale nucléaire d'Espagne

MADRID - Des militants de Greenpeace ont survolé mardi en parapente la centrale nucléaire de Garoña, la plus ancienne d'Espagne, pour dénoncer le manque de sécurité de cette installation dont le gouvernement a décidé de prolonger l'exploitation pour cinq ans.

Les deux militants écologistes, dont les parapentes portaient l'inscription Garoña fermeture, maintenant, ont déposé des engins fumigènes sur le toit du bâtiment abritant le réacteur de la centrale, proche de Burgos, dans le nord de l'Espagne.

L'organisation, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement, voulait mettre en évidence le manque de sécurité de la centrale, a expliqué Greenpeace dans un communiqué.

Il n'existe aucune raison, économique ou énergétique, qui justifie la prolongation de l'exploitation de Garoña, a ajouté l'organisation, en dénonçant des risques pour les citoyens.

La centrale de Garoña, mise en service en 1971, est la plus vieille en activité dans le pays. Elle est contrôlée à parts égales par les groupes Iberdrola et Endesa, à travers la société Nuclenor.

Les organisations écologistes réclament la fermeture de la centrale, soeur jumelle de celle de Fukushima au Japon, frappée en mars 2011 par un accident nucléaire après un séisme et un tsunami.

Garoña devait normalement cesser son activité le 1er avril 2013 après une décision controversée prise par l'ancien gouvernement socialiste en juillet 2009 de prolonger de quatre ans son activité, l'Espagne cherchant à réduire sa grande dépendance vis-à-vis du pétrole.

Le parc nucléaire espagnol compte au total six centrales et huit réacteurs.

L'Espagne a ouvert la porte, en février 2011, à l'exploitation prolongée de son parc nucléaire avec l'adoption par le Parlement d'un texte de loi éliminant la référence à la limite de 40 ans pour la durée de vie des centrales.

Le 2 mai, des militants de Greenpeace avaient mené une autre opération spectaculaire en France, avec le survol et l'atterrissage d'un parapente à moteur sur le site de la centrale nucléaire du Bugey (centre-est).

(Source AFP)