Des associations de protection de l'environnement ont saisi mercredi le Conseil d'Etat et déposé de fait un référé pour réclamer la suspension du démantèlement partiel par EDF de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère).
EDF s'apprête à démanteler les 16 échangeurs de chaleur situés dans l'enceinte du réacteur nucléaire de Brennilis.Les échangeurs de chaleur représentent quand même 600 tonnes de métaux contaminés.
Le référé devrait être examiné dans les jours à venir par le Conseil d'Etat
Le chantier de démantèlement partiel de la centrale, qui concerne la station des effluents et les échangeurs thermiques, a été relancé à la fin juillet 2011 par décret, après une suspension de quatre ans obtenue suite à un précédent recours.
Cette reprise de démantèlement partiel aurait dû strictement se limiter aux opérations inachevées autorisées par le premier décret de 1996, notamment le démantèlement de la station de traitement des effluents, toujours pas terminé en raison des difficultés rencontrées. Sept associations ont déposé le 28 septembre 2011 un recours en annulation des travaux de démantèlement devant le Conseil d'Etat. Elles demandent qu'enfin soit organisé en 2013 un débat public sur la question du démantèlement.
Brennilis ( mis en service en 1967 et arrêté en 1985) doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrales. Cette centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, filière qui a été remplacée par les centrales à eau pressurisée (PWR).
Je note qu' un communiqué de l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (PRI 299-1315) fait état d'un accord entre Veolia environnement et le CEA en ce qui concerne le démantèlement des centrales nucléaires qui est là encore un moyen de se faire de l'argent :"
Le groupe Veolia ( groupe privé) et le CEA (organisme public) vont ainsi collaborer dans le domaine de la cartographie radiologique des installations nucléaires, c'est-à-dire l'analyse de l'état de radioactivité des installations, afin de développer des procédés industrialisables..."
"...De plus, les deux parties vont mener ensemble deux opérations pilotes sur des sites nucléaires du CEA. Il s'agit d'un laboratoire situé à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et d'un ensemble de locaux d'UP1, une ancienne usine de retraitement de combustibles nucléaires usés à Marcoule (Gard)."
"Veolia, qui a créé le mois dernier une filiale dédiée au nucléaire, baptisée Asteralis, entend devenir un ensemblier-intégrateur et un acteur de référence de l'assainissement et du démantèlement nucléaire"...
La question est de connaître les coûts de ces opérations car Veolia et surtout ses actionnaires entendent bien se tailler de bons dividendes...
Sources AFP et APRI