mercredi 24 juillet 2013

Brésil : Le droit à la terre des indiens sévèrement menacé



Mercredi 10 juillet, Dilma Rousseff recevait une délégation représentant l’ensemble des communautés indiennes du Brésil avec la volonté de montrer une image d’ouverture dans un contexte troublé par les mouvements sociaux. Le même jour, les grands propriétaires terriens, des responsables gouvernementaux et leurs alliés se sont réunis pour produire un projet de loi qui constitue la pire offensive de remise en cause du droit à la terre des indiens et notamment les territoires qui avaient déjà fait l’objet d’une délimitation.

Le Brésil connait la plus importante vague de protestations de ces dernières décennies pour dénoncer notamment le manque d’amélioration des services publics et une corruption généralisée de la classe politique qui coûte, selon différentes sources, en terme d’argent public détourné, plus de 20 milliards d’euros par an. Dans ce contexte, les indiens déjà très mobilisés dans leurs luttes se sont joints aux cortèges des autres luttes notamment en faisant le lien avec les mouvements étudiants. Il faut dire, que depuis ces derniers temps, les indiens du Brésil sont confrontés à la multiplication des menaces en matière d’expulsion de leurs terres et de déforestation. Elles entrainent des mobilisations importantes en particulier contre la construction de l’immense barrage de Belo Monte ou des projets d’exploitation minière comme dans l’état de Para.

La nouvelle proposition de loi complémentaire s’ajoute à d’autres projets législatifs qui ,depuis quelques mois, tendent tous à remettre en cause les droits des indiens au profit des propriétaires terriens et de divers industriels. Cependant, celle-ci va bien au delà des précédentes lois . Selon Cesar Sanson sociologue dans l’Etat de Parana, ce projet constitue "une menace non seulement pour les territoires mais aussi pour l’intégrité physique des autochtones, les terres, les eaux, l’air, la biodiversité et les minéraux qui seront subordonnés à la logique de la productivité".


La Maison des Droits de l’Homme

vendredi 12 juillet 2013

Monsanto...? le ver qui tue le fruit !!!




Signez et faites signer la pétition contre Monsanto et ses dérives mafieuses. Nous en avons assez de tous ces gens qui nous pourrissent la vie, et comme par hasard le mal vient encore des USA... devrons-nous mettre un terme à ces bioterroristes ? La question est posée...
Une chose est certaine personne ne nous empêchera d'utiliser nos graines, nos fruits, nos légumes et encore moins MONSANTO !!!
Qu'ils en prennent de la graine!

Vue d'une partie de  MONSANTO à Autry-le-Châtel dans le Loiret.



C'est inouï, Monsanto & Co. ne lâchent pas l'affaire. 

Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de prendre le contrôle exclusif de la source de toute vie -- la source de notre alimentation!

Ils essayent de breveter plusieurs variétés de nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, ce qui revient potentiellement à forcer les agriculteurs à payer pour les graines ou les exposer au risque d'être poursuivis en justice.(1)

Mais nous pouvons les empêcher d'acheter Mère Nature. Les firmes comme Monsanto profitent des lacunes de la loi européenne pour obtenir des droits exclusifs sur des variétés classiques de graines. Il suffit donc de combler ces lacunes avant qu'elles ne créent un dangereux précédent au niveau mondial. A ces fins, nous avons besoin que des pays clés comme l'Allemagne, la France et les Pays-Bas -- où la contestation monte déjà -- appellent à un vote pour stopper les desseins de Monsanto. La communauté d'Avaaz a déjà renversé des votes, et nous pouvons à nouveau y parvenir.

De nombreux agriculteurs et politiciens s'y opposent déjà -- ne reste que le pouvoir citoyen pour obtenir de ces pays qu'ils empêchent Monsanto de faire main basse sur notre nourriture. Signez et faites signer vos proches pour lancer le plus grand appel de défense de l'alimentation de l'Histoire: 



Une fois que le brevet existe dans un pays, les accords commerciaux et les négociations respectent aussi ce brevet. Cela explique comment ces brevets changent totalement la façon dont notre chaîne alimentaire fonctionne: pendant des milliers d'années, les agriculteurs pouvaient choisir leurs semences sans se soucier d’être poursuivis pour atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Mais désormais, les entreprises obtiennent des brevets sur nos fruits et légumes de tous les jours, forçant les agriculteurs à leur verser des redevances exorbitantes. Et les agriculteurs ne peuvent même pas replanter les graines brevetées, Monsanto a poursuivi des centaines d'entre eux pour avoir utilisé la technique traditionnelle de re semer leurs semences. Monsanto & Co. prétendent que les brevets favorisent l'innovation – alors qu’en fait ils sont en train de monopoliser notre alimentation.

Par chance, le Bureau européen des brevets est contrôlé par 38 États membres qui, avec leur voix, peuvent faire capoter ces brevets nocifs. Même le Parlement européen s’est opposé publiquement à ces types de brevets. Aujourd’hui, un énorme tollé citoyen pourrait faire interdire le brevetage de notre nourriture… pour de bon. 

La situation est déjà calamiteuse -- à elle seule, Monsanto détient 36% des tomates, 32% des poivrons et 49% des choux-fleurs, sur les variétés enregistrées à l'UE. Mais avec une modification simple de la réglementation, nous pourrions protéger notre nourriture, nos agriculteurs et notre planète de la prise de pouvoir des multinationales -- tout est entre nos mains: 


La communauté d’Avaaz n'a jamais eu peur de tenir tête à des multinationales puissantes, de repousser la mafia de Rupert Murdoch, où d’empêcher des fournisseurs d'accès de faire main-basse sur notre Internet. Maintenant il est temps de défendre notre chaine alimentaire contre cette prise de contrôle. 

Avec espoir et détermination,

Jeremy, Michelle, Oli, Dalia, Pascal, Ricken, Diego et toute l’équipe d’Avaaz

POUR EN SAVOIR PLUS:

Les députés UE veulent exempter de brevet les végétaux et animaux issus de procédés classiques (Parlement UE)

Le Président de l’Office européen des brevets donne le feu vert aux brevets sur les plantes et les animaux (No Patents on Seeds)

Le Monde selon Monsanto (Documentaire, ARTE)

Le Parlement européen veut réduire le nombre des brevets sur les semences (Novethic)

Le "Monsanto act" met les OGM au-dessus de la loi aux Etats-Unis (Le Monde)

(En allemand) Strukturen und Entwicklungen des Schweizer und internationalen Marktes für Saatgut am Beispiel ausgewählter Gemüsesorten 






dimanche 23 juin 2013

Protection des abeilles et décision européenne: " l’arbre et la forêt !"...


Le 29 avril dernier, les grands médias se sont réjouis de l’interdiction de plusieurs pesticides par la Commission européenne. Avaaz annonçait « avoir gagné » aux signataires de ses pétitions et aux participants à ses manifestations pour la protection des abeilles et l’interdiction des pesticides . Depuis janvier, l’ONG avait multiplié les actions, lettres aux dirigeants nationaux, cortèges dans les capitales… Elle devait dire que ces actions avaient été utiles.

De la fin des abeilles à la faim des humains

Les abeilles disparaissent en effet à un rythme effrayant depuis presque 10 ans. Avec elles, sans doute les autres pollinisateurs naturels (bourdons, papillons…) dont les populations ne sont pas suivies comme le sont celles des ruchers.

Avec cette disparition, ce n’est pas seulement la production de miel ou de cire qui est mise en péril mais une grande partie de la production alimentaire. D’après une étude publiée dans Ecological Economics en 2009, le service rendu par les pollinisateurs dans leur ensemble pèserait 150 Milliards d’Euros pour le monde. Les principales cultures, celles qui dépendent de la pollinisation, sont aussi celles qui rapportent le plus. Les 150 milliards se décomposent comme suit : les fruits pour 50 milliards, les légumes 50 milliards et les oléagineux 39 milliards.

La disparition des abeilles pourrait être compensée en partie (un essaim d’abeilles pollinise un million de fleurs en une journée) par la pollinisation à la main de ces différentes cultures. Celle-ci s’opère déjà en Chine sur les pommiers du Sichuan où les abeilles ont déjà disparu. Le processus existe aussi depuis longtemps dans la culture de la vanille . Si cette possibilité humaine ouvre de belles perspectives d’emplois, serons-nous prêts à payer pommes et poires au prix de la vanille ?

La disparition des insectes pollinisateurs aura aussi un impact sur la biodiversité. Les abeilles et les autres ne participent pas seulement à la reproduction des plantes de cultures. Avec elles, disparaitront également de nombreuses plantes et fruits sauvages ; nourritures des animaux de nos forêts et filtres des eaux de nos nappes phréatiques.

Ces conséquences pour l’homme et la nature sont réelles. Tellement réelles qu’elles sont entrées récemment dans les négociations russo-américaines.

Les Russes demandant aux Etat-Unis de cesser leur soutien à leur industrie chimique : Monsanto, Syngenta, DowChemicals et DuPont. Cela non plus, les grands médias n’en parlent pas.

De la chimie à la fin des colonies

Les causes du phénomène appelé « syndrôme d’effondrement des colonies » ont été débattues et testées pendant quelques années mais la communauté scientifique est arrivée à un consensus. Si les causes sont multiples, elles comprennent à coup sûr l’emploi des néonicotinoïdes. Il s’agit d’un nouveau type de pesticides compris dans un grand nombre de produits phytosanitaires : Gaucho, Confidor, Poncho, Cruiser… commercialisés par Bayer ou Syngenta.

Le seul doute qui subsiste tient à leur combinaison mortelle soit à un virus soit à un parasite naturel et ancien des abeilles. Touchés par les nouveaux pesticides même en quantités considérées comme non-dangereuses, les insectes n’ont plus les moyens de lutter contre leurs ennemis naturels.

Un (petit) pas en avant…

L’interdiction de ces insecticides est donc une bonne nouvelle pour les apiculteurs, leurs associations de défense et la population en général. « Un pas en avant » comme l’indique Greenpeace. Pourtant les partis verts initiateurs de la demande au Parlement se montraient plutôt mitigés quant à la décision prise. Ils critiquaient sa durée, son délai et son périmètre .

En effet, il s’agit d’une suspension de deux ans plutôt que d’une interdiction pure et simple. Or, les produits en question restent nocifs dans les sols ainsi que dans les plantations qui s’y succèdent pendant plusieurs années. La courte durée de la suspension risque de n’avoir aucun effet sur le déclin des colonies. Pire encore, elle laissera aux entreprises chimiques la possibilité d’introduire et de justifier un recours car la suspension n’aura pas eu d’impact sur les abeilles.

Cette suspension ne prend cours que le 1er décembre et les agriculteurs pourront encore semer du colza traité en automne 2013. Industriels et producteurs ont encore quelques mois pour écouler leur stock.

La suspension ne concerne encore que trois insecticides et leur emploi pour certaines cultures et certaines méthodes : en enrobage de semences pour le colza, le maïs, le tournesol et le coton, très peu cultivé en Europe, en traitement des sols et en pulvérisation pour une cinquantaine d’autres.

Bien plus frappant encore, la suspension d’utilisation n’empêche pas la production des trois insecticides en question en France, en Allemagne et ailleurs au sein de l’Union.
Ces poisons dont le danger est à présent connu, prouvé et reconnu, seront alors commercialisés à l’extérieur où les politiques ont encore moins de pouvoir et les industriels encore davantage : en Afrique, en Amérique latine ou en Ukraine…La suspension oublie donc volontairement le monde mondialisé dans lequel nous vivons.

Une diminution des productions alimentaires à l’extérieur de l’UE entrainera une augmentation des prix des denrées à l’échelle mondiale, y compris à l’intérieur de l’Union...

Que faire alors ?

Signer des pétitions, s’indigner et descendre dans la rue peut encore encourager une décision politique. Les impositions, les interdictions ou les subventions sont effectivement de puissants instruments (bâtons durs et carottes savoureuses) aux mains de nos représentants pour (ré)orienter plus que l’économie, la Société dans son ensemble. Nous avons vu pourtant que derrière l’effet d’annonce se cache une réalité toute en nuances.

A coté des pétitions et des manifestations, le vote pourrait davantage changer les choses. Les partis prêts à faire passer l’intérêt général avant les multinationales ne sont pas nombreux. Il doit en rester un ou deux. Issus d’autres milieux et encore nourrit d’idéaux ceux-ci pourraient utiliser les leviers dont ils disposent avec plus de force et moins de concessions.

Au vote que l’on n’exerce que périodiquement, s’ajoutent d’autres pouvoirs individuels pour rendre leur force aux politiques. En tant que citoyens belges, français ou européens, ils s’exercent au quotidien. En matière de protection des abeilles, notons d’abord la consommation de produits de la ruche. Elle soutient les apiculteurs et les encourage à continuer leurs efforts. Avec des ventes croissantes, ils pourront peut-être engager du personnel supplémentaire et peser davantage sur les Parlementaires. Notons encore la consommation bio. Elle encourage les agriculteurs à opter pour des techniques de culture saines (et plus demandeuses en main d’œuvre). Par là, elle diminue aussi le chiffre d’affaires et le poids du secteur chimique. Ce faisant, cette consommation bio peut rendre ses pouvoirs au politique.

L’association AllWeWish rassemble et précise toutes les solutions pour la protection des abeilles avec de nombreuses autres pour un monde et des vies meilleurs, sur son site web.

Le Mouvement écologiste antiproductiviste, Seine-et-Marne Ecologie , appelle à soutenir toutes les actions qui viseront à l'interdiction des produits chimiques considérés comme dangereux pour les abeilles et ceci non seulement en Europe mais sur toute la planète (nous sommes tous concernés) déjà très fortement polluée par tous ces produits qui ne sont pas sans incidences sur l'environnement et tout autant sur la santé.

mercredi 8 mai 2013

Le Groupe Chevron autorisé à prospecter sur la côte de la mer Noire


Le groupe énergétique américain Chevron, qui détient des concessions pour l'exploration du gaz de schiste en Roumanie, a obtenu le feu vert pour des prospections sur le littoral de la mer Noire (sud-est), selon des informations  du ministère de l'Environnement de Roumanie...

L'agence pour la protection de l'environnement du département de Constanta (sud-est) a émis des avis de prospection sismique pour les blocs de Costinesti et de Vama Veche s'étalant sur près de 1.800 km2, a indiqué le ministère à l'AFP.

Ces avis permettent notamment des explosions contrôlées à une profondeur de 10 à 15 mètres, a-t-on précisé de même source. (1)

Ces autorisations ont été émises à la mi-avril malgré les controverses suscitées par la méthode d'extraction des gaz de schiste, la fracturation hydraulique.

Pour les défenseurs de l'environnement, cette technique qui consiste à injecter à haute pression dans la roche d'énormes quantités d'eau additionnées de sable et d'additifs chimiques, peut polluer les nappes phréatiques, fragiliser les sols voire favoriser les tremblements de terre.
Chevron avait déjà obtenu en janvier trois certificats d'urbanisme l'autorisant à lancer des travaux d'exploration dans la région de Barlad (est).

La ministre de l'Environnement Rovana Plumb a récemment assuré que les opérations de prospection et d'exploration du gaz de schiste ne posent aucun risque.

Avant d'aboutir à l'exploitation nous devons savoir si nous disposons de tels gisements, a-t-elle expliqué. La coalition de centre gauche qui dirige la Roumanie depuis mai 2012 avait vivement critiqué l'octroi de concessions pour l'exploration des gaz de schiste à plusieurs groupes pétroliers, dont Chevron, par le gouvernement de centre droit au pouvoir début 2012.

Evoquant les risques pour l'environnement, l'exécutif du Premier ministre Victor Ponta avait instauré un moratoire sur cette source non conventionnelle d'énergie.

Mais, alors que ce moratoire a expiré en décembre, M. Ponta a changé de position déclarant que la question du gaz de schiste doit être abordée de manière sérieuse, positive avant de se dire favorable à l'exploration.

Chevron, qui prévoyait le début des forages d'exploration au second semestre 2012, compte investir des dizaines de millions de dollars dans le développement et l'exploitation, si des gisements importants sont découverts.

Un rapport de l'Agence américaine d'Information sur l'énergie estime que les ressources de la Roumanie, Bulgarie et Hongrie totaliseraient 538 milliards de mètres cubes de gaz de schiste.


1) C'est du n'importe quoi! Mais il est vrai que tous ces groupes américains ont que faire des larmoiements des roumains et roumaines, voire des avis européens, tant qu'il y a de l'argent à gagner ils occupent tous les territoires, qu'importe si des pollutions se feront à court ou long terme, qu'importe si des risques sismiques sont pris.
 Mais enfin que fait l'europe pour protéger réellement ses territoires d'un envahisseur qui détruit petit à petit tout ce qui peut l'être? Que ce soit notre système social, notre économie, notre façon de vivre en fait, tout est saccagé avec l'assentiment de personnages politiques tous plus corrompus les uns que les autres.
La Roumanie a des frontières communes avec la Moldavie et l'Ukraine...il y a quelque chose de malsain dans ces actions des USA à s'implanter partout...

vendredi 26 avril 2013

Essais nucléaires - Pas d’indemnisation pour les vétérans.


L’indemnisation des victimes des essais nucléaires et veuves est un échec total.

A la date du 1er avril 2013, le CIVEN a examiné 687 dossiers et accordé 10 minables indemnités allant de 15 000 euros à 115 000 euros en réparation réputée intégrale des conséquences d’un ou plusieurs cancers. Sur les deux exercices 2011 et 2012 ce sont 19 millions d’euros sur les 20 millions disponibles qui n’ont pas été distribués et qui sont perdus pour les victimes.

Tout est en place pour ne pas indemniser. La loi Morin votée en fin 2009 par les seuls parlementaires de la majorité de droite n’est qu’un leurre et une coquille vide. La nouvelle majorité de gauche qui a encouragé le combat déséquilibré des vétérans semble frappée d’amnésie et peine à admettre la nécessité de modifier une loi qui n’indemnise personne puisque 98% des demandes sont rejetées. Certes, Patricia Adam députée de Brest et présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale a mis en place une mission d’information sur l’exécution du budget des Anciens combattants avec un volet réservé aux « essais nucléaires » L’ANVVEN a été auditionnée le jeudi 18 avril par les députés de cette mission.

En attendant que le nouveau ministre JY Le Drian prenne conscience de l’injustice qui frappe ceux qui ont le mieux servi la France, les cancéreux et veuves sont contraints d’engager des procédures lourdes, longues et inefficaces. Dans les conditions présentes, l’ANVVEN n’a plus le droit d’encourager ses adhérents et sympathisants à déposer un dossier destiné à la guillotine du CIVEN. Que les autres associations réputées parfois à tort, comme représentatives, assument la responsabilité d’envoyer les dossiers concernant les milliers d’adhérents qu’elles revendiquent.

Le cas de Madame veuve Marie-France Cadet illustre le combat du pot de terre contre le pot de fer. Cette adhérente a envoyé le dossier de feu son époux au CIVEN qui l’a rejeté au motif que le sergent Claude Cadet a servi au CEP (Centre d’Expérimentations du Pacifique) sans autre précision. Or le sergent Cadet affecté administrativement au CEP (comprendre Tahiti hors zone contaminée) a été physiquement employé sur Hao en zone contaminée. Des collègues ont fourni une attestation écrite certifiant la présence de Claude Cadet à leurs côtés sur Hao mais, en dépit de l’intervention courageuse de la plaignante devant la Cour, en l’absence incompréhensible de son avocat, le juge du TA de Pau a estimé que ce n’était pas suffisant. Il a confirmé la décision de rejet signée par JY Le Drian et renvoyé Madame Cadet en appel devant le TA de Bordeaux. Est-il juste que le magistrat souverain ignore ainsi les témoignages de vétérans survivants qui on côtoyé le sergent Cadet sur Hao ?
Que faut-il faire pour changer l’appréciation faussée du juge ?
Imaginons les conséquences dramatiques de cet ostracisme en présence d’une affaire au pénal, pour un pillage de banque par exemple. Le sergent Cadet en poste sur Hao aurait pu être inquiété pour un grave délit commis à Papeete. Incroyable mais vrai.

Quant au Tribunal des pensions militaires d’invalidité (TPMI), cette juridiction d’exception servie par un code archaïque et obsolète, il a, ces dernières années, accordé 2 pensions mensuelles pour 113 jugements rendus. L’ANVVEN a saisi le Médiateur de la République qui a constaté l’iniquité du traitement appliqué aux vétérans. Il a fait des propositions 11-R008 de mars 2011 pour modifier les articles L2 et L3 du code des pensions. La Direction des affaires juridiques du ministère de la défense refuse de donner suite.

Depuis bientôt 4 ans, l’ANVVEN est la seule association vraiment représentative à dénoncer la disposition perverse de l’article 4 II de la loi Morin qui invente la notion de risque négligeable pour ceux qu’on a envoyé sous les nuages atomiques sans véritable protection et en dehors de la moindre information médicale sur les risques encourus. 
La seule solution valable est de nature politique mais les parlementaires de la nouvelle majorité ont d’autres priorités. 
Les vétérans seront bientôt tous morts et la France pourra se vanter d’avoir effectué des essais propres.

Pierre Marhic

Président de l' Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais (ANVVEN)



dimanche 14 avril 2013

MONSANTO : Brevets contre nature !


Signez la pétition contre Monsanto

C'est inouï, Monsanto & Co. ne lâchent pas l'affaire. Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de "posséder" ce qui nous appartient  -- notre alimentation!  

Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d'être poursuivis en justice.

Mais nous pouvons les empêcher d'acheter Mère Nature. Les firmes comme Monsanto profitent des lacunes de la loi européenne: il suffirait donc de combler ces lacunes avant qu'elles ne créent un dangereux précédent au niveau mondial. A ces fins, nous avons besoin que des pays clés comme l'Allemagne, la France et les Pays-Bas -- où la contestation monte déjà -- appellent à un vote pour stopper les desseins de Monsanto. La communauté d'Avaaz a déjà renversé des votes, et nous pouvons à nouveau y parvenir.

De nombreux agriculteurs et politiciens s'y opposent déjà -- ne reste que le pouvoir citoyen pour obtenir de ces pays qu'ils empêchent Monsanto de faire main basse sur notre nourriture. Signez et faites signer vos proches pour lancer le plus grand appel de défense de l'alimentation de l'Histoire:

http://www.avaaz.org/fr/monsanto_contre_mere_nature/?bLgXTdb&v=23922

Une fois que le brevet existe dans un pays, les accords commerciaux et les négociations respectent aussi ce brevet. Cela explique comment ces brevets alimentaires changent totalement la façon dont notre chaîne alimentaire fonctionne: pendant des milliers d'années, les fermiers pouvaient choisir leurs semences sans se soucier d’être poursuivis pour atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Désormais, les entreprises lancent des campagnes juridiques à coups de millions de dollars pour acheter des brevets sur nos fruits et légumes de tous les jours, forçant les agriculteurs à verser des redevances exorbitantes. Monsanto & Co. prétendent que les brevets favorisent l'innovation – alors qu’en fait ils sont en train de monopoliser notre alimentation.

Par chance, le Bureau européen des brevets est contrôlé par 38 États membres qui, avec leur voix, peuvent faire capoter ces brevets nocifs. Même le Parlement européen s’est opposé publiquement à ces types de brevets. Aujourd’hui, un énorme tollé citoyen pourrait faire interdire le brevetage de notre nourriture… pour de bon.

La situation est déjà calamiteuse -- à elle seule, Monsanto détient 36% des tomates, 32% des poivrons et 49% des choux-fleurs, sur les variétés enregistrées à l'UE. Mais avec une modification simple de la réglementation, nous pourrions protéger notre nourriture, nos agriculteurs et notre planète de la prise de pouvoir des multinationales -- tout est entre nos mains:

http://www.avaaz.org/fr/monsanto_contre_mere_nature/?bLgXTdb&v=23922

La communauté d’Avaaz n'a jamais eu peur de tenir tête à des multinationales puissantes, de repousser la mafia de Rupert Murdoch, où d’empêcher des fournisseurs d'accès de faire main-basse sur notre Internet. Maintenant il est temps de défendre notre chaine alimentaire contre cette prise de contrôle.

Avec espoir et détermination,

Jeremy, Michelle, Oli, Dalia, Pascal, Ricken, Diego et toute l’équipe d’Avaaz


POUR EN SAVOIR PLUS:

Les députés UE veulent exempter de brevet les végétaux et animaux issus de procédés classiques (Parlement UE)
http://www.europarl.europa.eu/news/fr/pressroom/content/20120509IPR44733/html/Conventionally-bred-plants-or-animals-should-be-exempt-from-patents-say-MEPs

Le Président de l’Office européen des brevets donne le feu vert aux brevets sur les plantes et les animaux (No Patents on Seeds)
http://www.no-patents-on-seeds.org/sites/default/files/news/1303_epo_feuvert_fr_korr.pdf

Le Monde selon Monsanto (Documentaire, ARTE)
http://tinyurl.com/cksnndx

Le Parlement européen veut réduire le nombre des brevets sur les semences (Novethic)
http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,environnement,gestion_des_ressources_naturelles,le_parlement_europeen_veut_reduire_nombre_brevets_semences.jsp

Le "Monsanto act" met les OGM au-dessus de la loi aux Etats-Unis (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/05/comment-monsanto-a-mis-les-ogm-au-dessus-de-la-loi-aux-etats-unis_3154615_3244.html


vendredi 5 avril 2013

Des régions exposées à une pollution aux particules...


Selon un communiqué de l'AFP:

"Plusieurs régions de France, de l'ouest à Rhône-Alpes en passant par l'Ile-de-France, étaient exposées jeudi à une pollution aux particules, indiquent les différents centres de contrôle de la qualité de l'air.

Le seuil d'information, déclenché à partir d'une concentration de 50 microgrammes de particules PM10 par mètre cube d'air, était dépassé en Picardie, dans plusieurs départements de Normandie, dans la Marne et l'Aube, en Lorraine, dans une partie de l'Alsace, d'Auvergne, de Poitou-Charentes et dans la Sarthe.


Ce seuil est parfois enclenché depuis plusieurs jours.


En Rhône-Alpes, le seuil d'alerte, le cran supérieur dans le processus de vigilance (à partir d'une concentration de 80 microgrammes), a été activé sur la zone du bassin Lyonnais Nord Isère.


Le seuil d'information sera maintenu vendredi au moins en Région parisienne et en Haute-Normandie.


La pollution aux particules a des sources multiples (
trafic routier, industrie, agriculture, chauffage) et est au centre de la polémique sur la fiscalité avantageuse du diesel, dont les gaz d'échappement ont été reconnus comme cancérogène par l'OMS. Elle est aggravée par une situation météorologique défavorable à la dispersion des polluants émis.

Dans le déclenchement du seuil d'information, les citoyens sont appelés à éviter l'utilisation des feux de cheminée, et il leur est conseillé de différer leurs déplacements en voiture et réduire leurs vitesse.


Les normes réglementaires européennes imposent que le seuil d'information ne soit pas dépassé plus de 35 jours par an.


Les dépassements récurrents dans une quinzaine d'agglomérations de ces normes européennes devraient valoir à la France, visée par un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne, de lourdes sanctions financières
." 


Et pourquoi pas ? L'Europe économique n'est pas faite pour les peuples européens...l'Europe est aujourd'hui plus qu'hier sous l'emprise du "mondialisme économique."

Bon arrêtons de prendre les gens pour des imbéciles, il faut traiter les problèmes à leur juste dimension et non dresser des orientations qui dans le fond apparaissent suspectes...on s'attaque aux moteurs diesels et ainsi encore une fois à la bourse des particuliers (mais nous reviendrons sur ces moteurs qui peuvent être d'avant garde et faire que l'on peut se passer du gaz-oïl et bien évidemment du fuel et du pétrole.
Ces moteurs avec quelque modifications peuvent tout simplement fonctionner avec de l'huile, voire de l'huile de friture (filtrée)...
Et puis la pollution engendrée par le trafic routier ne doit pas faire oublier la pollution de l'air par les avions et là avec le nombre de passage en Ile-de-France (notamment) leur pollution ne saurait être estompée, soyons clairs et honnêtes!
Quant à la disproportion entre le prix du gaz-oïl et de l'essence, en baissant le prix de l'essence il n'y aura plus de remarques de ce genre de la part du gouvernement! Et, les prix s'en porteront mieux, la consommation des ménages aussi et peut être que les citoyens et citoyennes reprendront du plaisir à conduire...c'est vrai j'oubliai avec tous les radars (qui ne font pas pour autant baisser le nombre de tués sur les routes, les conducteurs étant plus attentionnés à regarder si une voiture n'est pas équipée d'un radar perdant une partie de l'attention pour rouler) il va en falloir du temps pour réapprendre à circuler normalement...(bien évidemment en évitant les autoroutes privées (1))

Et puis soyons sérieux : l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) a dénoncé à maintes reprises la pollution de l'air que nous respirons par les poussières radioactives très fines émises qui même faiblement radioactives (selon certains...) n'en demeurent pas moins extrèmement toxiques en cas d'ingestion pour l'organisme et par extrapolation pour toute vie sur terre dans le temps.

L'APRI dans une étude détaillée et vulgarisée dénonce notamment que : ..." l'utilisation dans les guerres récentes (en Europe aussi...) de l'U 238 (Actinides- n° atomique 92 -) a pour effet de polluer insidieusement et dangereusement bien des espaces et pour une période de 4,47 milliards d'années (à diviser ensuite par deux...mais quand l'on connaît l'espérance de vie de notre planète ce calcul est inutile)..."

Alors la plus grande pollution qui existe en ce moment et bien celle des esprits, quand on parle de pollutions atmosphériques il est occulté étrangement la pollution radioactive de l'air, pollution qui existe depuis le premier essai atomique au Nouveau Mexique pour la préparation de l'arme ultime qui a exterminé en très peu de temps bien des japonais et japonaises...là, les américains voulaient surtout démontrer leur avance militaire par rapport à l'URSS si proche géographiquement du Japon...je m'écarte du sujet premier mais nul ne doit oublier que la pollution des bombes atomiques, des essais atomiques divers (la Corée du Nord en a effectués trois dernièrement) de l'utilisation banalisée d'armes ayant de l'U 238 (dont la toxicité  pour les populations est comparable dans un sens à l'utilisation des gaz -que l'on me prouve le contraire-), de la dégazéification annuelle des réacteurs et de tous ces incidents et accidents nucléaires qui continuent à faire des victimes pour des générations.

Ne sont pas des paramètres à laisser en dehors des statistiques relatives à la santé des populations et surtout à différentes pathologies liées à la pollution atmosphérique.


1) Qui si elles étaient publiques permettraient à l'État d'avoir des revenus substanciels qui en période de crise ne sont pas à laisser  aux "actionnaires anonymes"...

lundi 25 mars 2013

Le monde une heure sans lumière pour lutter contre le réchauffement


La ville de Sydney a été plongée dans le noir  samedi, donnant ainsi le coup d'envoi à l'opération "Earth Hour" qui mobilise la planète contre le réchauffement climatique chaque année depuis 2007...


Dès 20 heures 30 (heure locale), l'éclairage des bâtiments et monuments de plus de 150 pays devait être successivement éteint pendant une heure pour marquer la plus grande manifestation écologiste du monde. Des centaines de millions de personnes devaient prendre part à l'événement.
Les lumières de la ville se sont éteintes à Sydney sous les applaudissements et acclamations d'une foule venue saisir le moment où l'Opéra allait s'envelopper d'un halo vert évoquant les énergies renouvelables.
Dans le noir, donc, le port de Sydney mais aussi la porte de Brandebourg à Berlin, les chutes du Niagara, la tour la plus haute du monde Burj Khalifa à Dubaï, les remparts de Dubrovnik en Croatie, le stade olympique de Pékin, la vieille citadelle d'Erbil au Kurdistan... mais aussi des nouveaux venus comme les places Al-Jundi et Palestine à Gaza, la Petite Sirène de Copenhague, la réplique de la statue du David de Michel-Ange à Florence, la Tour Eiffel à Paris (symbole de l'emprise des sociétés privées sur le patrimoine national français...) etc
A Moscou, le Kremlin a aussi plongé dans le noir pour la première fois, suite à la décision du président Vladimir Poutine.
En Suisse, le Château de Chillon, le Jet d'eau de Genève ou encore le Pont de la Chapelle de Lucerne devaient également plonger dans la nuit...

L'opération a été lancée par le WWF en 2007 en Australie, où cette année le mot d'ordre est "d'éteindre pour de bon" et se convertir aux énergies renouvelables.
La campagne a pris une dimension mondiale et touche désormais "des centaines de millions de personnes", a assuré le cofondateur et directeur de l'opération, Andy Ridley.
L'opération "Earth Hour" bénéficie de soutien jusque dans l'espace. "D'ici, de l'espace, on voit très bien à quel point notre Planète a besoin de la protection", a déclaré le cosmonaute russe Roman Romanenko, à bord de la Station spatiale internationale (ISS) avec l'Américain Thomas Marshburn et le Canadien Chris Hadfield.

Nous pensons que la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas l'être à raison d'1 heure sur 8700 heures de l'année, on voit toute la dérision de l'action et sa portée est purement symbolique sans plus;
Le "réchauffement climatique" reste hypothétique purement hypothétique une chose est certaine c'est un moyen de consommer encore un peu plus...et toujours plus...n'est-ce pas paradoxal?

Depuis des années nous dénonçons les éclairages abusifs, disproportionnés et inutiles dans les villes, les zones industrielles !
Ne serait-ce que dans les villes il faut voir le nombre de réverbères, les éclairages de ci de ça utilisant des lampes puissantes et dévoreuses d'énergie électrique...c'est vrai j'oubliais: pour justifier les centrales nucléaires et surtout la construction de nouvelles (dont l'EPR) il faut consommer, elle est pas belle la société de consommation?
Et puis on nous prépare une société nouvelle aux petits oignons largement agrémentée d'une sauce verte et aseptisée...c'est beau beau le progrès...mais on est loin très loin d'un monde à l'échelle humaine...
Nous y reviendrons.




Sources Ats-Union écologiste-APRI

lundi 11 mars 2013

600 personnes manifestent pour la fermeture immédiate de Fessenheim


 

Quelque 600 personnes, dont une majorité d'Allemands, ont manifesté dimanche après-midi à la frontière franco-allemande à Chalampé (Haut-Rhin) pour demander la fermeture immédiate de la centrale nucléaire toute proche de Fessenheim, à la veille du 2ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima.
"Fermons Fessenheim, abschalten!" ont scandé les manifestants dans les deux langues, sur le pont franchissant le Rhin, à une dizaine de kilomètres en amont de la centrale alsacienne.
"Nous sommes ici pour rappeler que deux ans après Fukushima, Fessenheim est toujours là", s'est exclamé un représentant du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR).

Mise en service en 1977, la centrale de Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires civiles françaises. Le président François Hollande s'est engagé à la fermer avant la fin du quinquennat.

La fermeture doit être immédiate, car elle est vétuste et dangereuse.

Samedi, plusieurs milliers de personnes (20.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police) ont formé une vaste chaîne humaine dans Paris pour réclamer l'arrêt du nucléaire civil et militaire en France, deux ans après la catastrophe de Fukushima.

Pour l’Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) : … «…une centrale nucléaire qui a dépassé trente années de « service » …devient potentiellement dangereuse pour les populations au fur et à mesure que le temps passe le risque d’un incident sérieux grandit. »…
Ajoutant dans son communiqué : …« Le meilleur moyen de lutter contre le nucléaire c’est encore d’économiser l’électricité en France, les villes peuvent très largement gagner 50 %  de leurs consommations, quant aux zones industrielles et commerciales des économies pourraient elles aussi être faites… »…
« L’Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) a tenue à avoir une pensée aujourd’hui toute particulière à Gabriel Ferone de la Selva qui avait eu le courage de rendre public le Plan Orsec-Rad de Fessenheim. »





mardi 12 février 2013

Impunité au Brésil pour les assassins des Travailleurs Sans Terre : une militante de plus assassinée


« Une femme de combat qui a toujours contribué à la militance du Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST) et à la Commission Pastorale de la Terre (CPT) à Rio de Janeiro ». C’est ainsi que le secrétaire de l’État du MST décrit la productrice rurale Regina dos Santos Pinho, 56 ans, assassinée dans l’unité productive Zumbi dos Palmares. Elle était sans contact avec le voisinage depuis dimanche, et son corps n’a été découvert que le mercredi 6 février.
“C’est un crime barbare et nous voulons que ses causes soient élucidées. En prinicpe nous ne voyons pas de relation directe avec la lutte pour la terre et avec l’assassinat de  Cícero. Mais nous ne pouvons rien écarter ni affirmer” a expliqué la dirigeante du MST, Marina dos Santos.
L’assassinat de Regina se produit onze jours après l’exécution de Cícero Guedes dos Santos, 48 ans, leader du MST à Campos dos Goytacazes. Regina a été trouvée à son domicile avec un lien rouge autour du cou et à demi-nue.
Selon le délégué de la 146a DP, Carlos Augusto Guimarães, l’hypothèse d’un meurtre lié à un vol est écartée, de l’argent et des objets de valeur appartenant à la victime ayant été retrouvés à son domicile.  Pour Guimarães les motifs seraient d’ordre sexuel ou liés à la la lutte pour la terre. L’Institut pour la Réforme Agraire a envoyé des délégués pour accompagner l’enquête.
Regina militait au MST depuis près de dix ans. La police a été avertie par des voisins surpris par l’absence de la militante à la messe du Septième Jour de l’assassinat de Cícero.
Regina et Cícero étaient de très proches amis. Tous deux étaient devenus des références de l’agro-écologie dans l’unité productive Zumbi do Palmares. Ils avaient conquis leur titre de propriété de la terre et continuaient à lutter pour la réforme agraire. Avec ces deux morts la peur s’installe dans la zone.

Source : http://www.mst.org.br/content/viol%C3%AAncia-em-campos-rj-continua-mais-uma-militante-do-mst-assassinada

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

URL de cet article : http://mouvementsansterre.wordpress.com/2013/02/09/impunite-au-bresil-pour-les-assassins-des-travailleurs-sans-terre-une-militante-de-plus-assassinee/

jeudi 17 janvier 2013

Centrale de Brennilis: un référé engagé pour la suspension du démantèlement


Des associations de protection de l'environnement ont saisi mercredi le Conseil d'Etat et déposé de fait un référé pour réclamer la suspension du démantèlement partiel par EDF de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère).

EDF s'apprête à démanteler les 16 échangeurs de chaleur situés dans l'enceinte du réacteur nucléaire de Brennilis.

Les échangeurs de chaleur représentent quand même 600 tonnes de métaux contaminés.
Le référé devrait être examiné dans les jours à venir par le Conseil d'Etat
 Le chantier de démantèlement partiel de la centrale, qui concerne la station des effluents et les échangeurs thermiques, a été relancé à la fin juillet 2011 par décret, après une suspension de quatre ans obtenue suite à un précédent recours.
Cette reprise de démantèlement partiel aurait dû strictement se limiter aux opérations inachevées autorisées par le premier décret de 1996, notamment le démantèlement de la station de traitement des effluents, toujours pas terminé en raison des difficultés rencontrées. Sept  associations ont déposé le 28 septembre 2011 un recours en annulation des travaux de démantèlement devant le Conseil d'Etat. Elles demandent qu'enfin soit organisé en 2013 un débat public sur la question du démantèlement.

 Brennilis ( mis en service en 1967 et arrêté en 1985) doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrales. Cette  centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, filière qui a été remplacée par les centrales à eau pressurisée (PWR).

Je  note qu' un communiqué de l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (PRI 299-1315) fait état d'un accord  entre Veolia environnement et le CEA en ce qui concerne le démantèlement des centrales nucléaires qui est là encore un moyen de se faire de l'argent :"
Le groupe Veolia ( groupe privé)  et le CEA (organisme public) vont ainsi collaborer dans le domaine de la cartographie radiologique des installations nucléaires, c'est-à-dire l'analyse de l'état de radioactivité des installations, afin de développer des procédés industrialisables..."

"...De plus, les deux parties vont mener ensemble deux opérations pilotes sur des sites nucléaires du CEA. Il s'agit d'un laboratoire situé à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et d'un ensemble de locaux d'UP1, une ancienne usine de retraitement de combustibles nucléaires usés à Marcoule (Gard)."

"Veolia, qui a créé le mois dernier une filiale dédiée au nucléaire, baptisée Asteralis, entend devenir un ensemblier-intégrateur et un acteur de référence de l'assainissement et du démantèlement nucléaire"...

La question est de connaître les coûts de ces opérations car Veolia et surtout ses actionnaires entendent bien  se tailler de bons dividendes...

Sources  AFP et APRI

lundi 7 janvier 2013

Notre-Dame-des-Landes: 30.000 personnes au FestiZad


Le FestiZad, le festival organisé à Notre-Dame-des-Landes par les opposants au futur aéroport nantais, touchait à sa fin dimanche soir, les trois jours de concerts ont été suivis sans incident notable par environ trente mille personnes...

Il a été déploré le manque total d'organisation, notamment en terme de parkings, rappelant en outre que c'est la Préfecture qui avait organisé le service médical sur le site (1).
 Au total, quatre chapiteaux - sur sept prévus - avaient été dressés sur la ZAD (zone d'aménagement différée, rebaptisée zone à défendre par les opposants), en dépit de l'interdiction de la préfecture. Un arrêté préfectoral avait interdit du 3 au 6 janvier le transport et l'installation sur la zone de chapiteaux, tentes et autres structures itinérantes de plein air.

La gendarmerie avait installé des barrages vendredi sur les principales voies d'accès au site, pour "garantir l'accès des secours"...(2)...

Les organisateurs du festival ont accusé vendredi la Préfecture de mettre en danger des milliers de personnes...

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est dans son projet destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique.
Sa concession a été confiée par l'État au groupe VINCI ...?....
Il est temps d'avoir plus de clartée dans les orientations politiques engagées car nous voyons se substituer à l'État des groupes privés qui ne servent que les intérêts d'actionnaires ...qui est derrière ?

Les citoyens et les citoyennes se doivent d'avoir une vue sur cette opération et surtout doivent décider du bien fondé de celle-ci par voie référendaire !


Le projet, cher au Premier ministre,  Monsieur Jean-Marc Ayrault ( ancien maire de Nantes), suscite il est vrai une très vive opposition, mais il y a de quoi !

En novembre, une manifestation avait réuni près de 40.000 personnes, ce n'est pas pour autant que les administrés sont respectés.

Les groupes comme VINCI, EIFFAGE (et leurs filiales) il y en a partout et ils nous empoisonnent petit à petit la vie, le comble est que le commun des mortels doit tout accepter (expropriations, pollutions, destructions des écosystèmes etc etc) sans broncher, si ce n'est pas une oligarchie régnante (et répugnante) c'est quoi cette "démocratie à la française" plus que minable !? 

Et, puis il faut toujours payer !!!
Quant aux actionnaires eux ils se remplissent les poches !!!
Deux exemples (il y en a d'autres hélas) au niveau de la santé : le Centre hospitalier Sud francilien (CHSF) dont le président du Conseil de surveillance (CA) alors ministre de l'Intérieur actuellement (Monsieur Manuel Valls)  qui dans la théorie se veut être un établissement public alors qu'il bénéficie à la société EIFFAGE qui en est le "propriétaire" (en simplifiant) dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) -Pour Plus de Profits- ...là où des  financiers anonymes se taillent la part du lion...sur le dos des exploités...

Un autre Centre hospitalier est aussi la proie de groupe privés dont VINCI PARK pour les parkings, c'est pas mal vous vous rendez à l'hôpital et l'on vous demande à la sortie votre argent, il ne faudra pas rester longtemps auprès des personnes qui seront hospitalisées,  c'est vraiment répugnant et sans autre commentaire.

Aujourd'hui ces groupes s'infiltrent partout, et il est temps de s'interroger sur l'indépendance de certains hommes politiques qui sont normalement les représentants  des citoyens et citoyennes et de leurs intérêts et non de ceux d'actionnaires de plus en plus contestés et contestables.



1)  Selon la préfecture de Loire-Atlantique : "...les secours ont procédé à neuf interventions, débouchant sur 5 hospitalisations, dont trois pour des problèmes de consommation de substances".
2) Les secours peuvent dans le pire des cas être prévus... par hélicoptères de la gendarmerie, de la protection civile ou autre...alors les barrages gênant la circulation non seulement ce n'est pas heureux mais laissent penser à un déploiement de force digne des régimes totalitaires, à quand les chars ?...




samedi 5 janvier 2013

Concerts à Notre-Dame-des-Landes: 8.000 personnes présentes

  Concerts à Notre-Dame-des-Landes: 8.000 personnes présentes    


NOTRE-DAME-DES-LANDES (France) - Quelque 8.000 personnes, selon les gendarmes, étaient rassemblées dans le calme samedi sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), où les opposants au projet organisaient des concerts de soutien à leur mouvement.

Le Festizad, qui a commencé vendredi soir, prévoit une série de concerts de musique rap, reggae ou punk, échelonnés jusqu'à dimanche.

Sur place, quatre chapiteaux, deux grands et deux moyens, ont été dressés vendredi, en dépit de leur interdiction par la préfecture de Loire-Atlantique.

Des barrages avaient également été installés vendredi sur les principales voies d'accès à la zone d'aménagement différé (ZAD) prévue pour la construction du futur aéroport nantais. Il s'agit de garantir l'accès des secours, selon le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze.

Les opposants au projet avaient, eux, accusé la préfecture de mettre en danger des milliers de personnes.


 Source AFP