mardi 28 février 2012

Virus de Schmallenberg : une menace inquiétante pour les animaux d'élevage

Le virus de Schmallenberg, qui contamine un grand nombre d’élevages bovins, ovins et caprins  en Europe, a été identifié à l’automne dernier en Allemagne et aux Pays-Bas.

 Virus de Schmallenberg (Tous droits réservés FAVV)

Ce virus, qui provoque des agneaux morts-nés ou porteurs de malformations mortelles pour le nouveau-né comme pour sa mère, a rapidement gagné la Belgique à la date du 27 février,  166 élevages  sont touchés, le Royaume-Uni -pas moins de 74 exploitations anglaises sont frappées au 26 février- et la France quant à lelle  compte  277 élevages concernés dans 28 départements-.
Le virus s’est aussi propagé à l’Italie et au Luxembourg. Les spécialistes prennent la mesure de la menace, et Schmallenberg fait ainsi partie des maladies émergentes qui sont actuellement mises en avant par le CIRAD au Salon de l’agriculture de la porte de Versailles.

Depuis les dernières semaines de 2011, le virus de Schmallenberg (du nom de la commune allemande où il a été recensé pour la première fois) poursuit une progression sans répit à travers la partie centrale de l’Europe occidentale. Les cas d’infections fœtales et de malformations multiples gagnent ainsi les agneaux et quelques veaux et chevreaux de sept pays.

Le CIRAD, qui est le Centre de recherche agronomique pour le développement, est  présent au Salon de l’agriculture, au parc des expositions  de Paris (Porte de Versailles), pour faire le point sur cette maladie avec les experts, les professionnels et les visiteurs.

Les personnes intéressés ont jusqu’au 4 mars pour s’y rendre, s’y informer et, pourquoi pas, y débattre. Venu au Salon avec détermination, Renaud Lancelot, épidémiologiste, chercheur au CIRAD, s’efforce ainsi de faire la lumière sur le virus de Schmallenberg aux yeux du grand public, qui découvre ce nouveau mal affectant les animaux de la ferme.

Mais les experts eux-même ne connaissent pas tout. Si le virus a pu être importé à l’automne dernier par des moucherons, (1) le reste est relégué au rang des hypothèses, à commencer par sa transmission éventuelle entre les animaux. Et un vaccin pourrait demander deux ans de développement.

Les 277 élevages touchés actuellement par le virus de Schmallenberg en France se répartissent dans les 28 départements suivants : 02, 08, 10, 14, 16, 21, 27, 36, 49, 50, 51, 52, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 62, 67,70, 71, 76, 80, 86, 87, 88 et 89.

Une surveillance spécifique a été mise en place par la DGAL (2) par le biais d’une plate-forme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale. Celle-ci sert notamment à suivre l’évolution de la maladie dans l’hexagone. Les animaux malades des élevages touchés sont pris en charge par les vétérinaires affectés aux exploitations et par les services publics.

Source : Department for Environment, Food and Rural Affairs (Royaume-Uni).

1) Les atteintes foetales sont quand même à prendre en considération très sérieusement, et l'origine réelle de cette nouvelle épidémie doit être trouvée rapidement, il y a toujours une explication pour toutes choses...Déjà si les élevages n'étaient pas soumis à une alimentation dictée par une recherche d'optimisation (méthodes américaines, pour la plupart, qui empoisonnent par leurs idées du profit sur toutes choses l'agriculture nous n'en serions probablement pas là). Les OGM, les poudres animales et autres saloperies chimques on connaît leurs répercutions sur la qualité même de la nourriture donnée aux animaux d'élevage...et qui se trouve à la fin de cette chaîne alimentaire ?...d'autres moutons qui se font plumer chaque jour un peu plus, et cette espèce à plumes est loin d'être en voie de disparition.

2) Pas vraiment d'information sur le site du ministère de l'Agriculture, concernant le Virus de Schmallenberg ...?... (au 27 février)...
Nous conseillons l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire qui donne de plus amples renseignements.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire