dimanche 25 novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes, une projet de plus de 550 millions d'euros...


Le projet de nouvel aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, qui doit coûter plus de 550 millions d'euros, est destiné à remplacer à l'horizon 2017 l'actuelle plateforme, Nantes Atlantique, et à anticiper, selon ses promoteurs, sa saturation.

Attribué sous forme de concession pour 55 ans au groupe Vinci, devenu pour ce faire également concessionnaire de Nantes Atlantique, la future plateforme est conçue pour accueillir 4,5 millions de passagers par an à l'ouverture puis 9 millions à long terme (1).

Implanté à 30 kilomètres au nord-ouest de Nantes et à 80 km de Rennes, le projet d'aéroport Grand Ouest, à vocation internationale, a été déclaré d'utilité publique en février 2008: il est destiné à accueillir tous types d'avions, dont, éventuellement, les gros porteurs tels l'Airbus A380.

Selon ses promoteurs, ses deux pistes seront positionnées de façon à éviter le survol de zones urbaines denses. Actuellement, affirme le Syndicat mixte d'études de l'aéroport, le plan d'exposition au bruit de l'aéroport Nantes Atlantique concerne 42.000 personnes, tandis que celui de Notre-Dame-des-Landes ne toucherait que 900 personnes, et à terme, 2.700 personnes, selon la même source.

La zone d'aménagement différé (ZAD) établie pour ce projet a une emprise totale de 1.650 hectares.

Vinci ne s'est vu attribuer pour sa concession que 1.239 hectares, le reste de la ZAD étant dédié à la desserte routière dont l'Etat est maître d'oeuvre (2).

Sur ces 1.239 ha concédés à la société Aéroport du Grand Ouest (AGO, Vinci), les deux pistes ainsi que l'aérogare, les parkings et la tour de contrôle couvriront 537 ha, et 239 ha seront réservés pour de futures extensions. Le reste étant destiné à contribuer aux compensations environnementales obligatoires au titre de la loi sur l'eau.

Sur les 556 millions d'investissements hors taxe (coût 2010), le groupe Vinci prendra 315 millions à sa charge, se remboursant par l'exploitation de la concession sur une durée de 55 ans.

L'Etat contribuera à hauteur de 125,5 millions hors taxe et les collectivités territoriales pour 115,5 millions, avec une clause de retour à meilleure fortune, c'est-à-dire une participation aux résultats d'exploitation.

Sur les 556 millions d'euros, la construction de l'aéroport coûtera 446 millions.
Les équipements de navigation aérienne nécessitent un investissement de 37 millions.
Quant aux dessertes, il est prévu de leur consacrer 73 millions.

La desserte sera assurée par une 2x2 voies depuis Nantes et, à terme, par une navette par tram-train électrique depuis la gare de Nantes.

A l'horizon 2025 est envisagée une ligne grande vitesse Nantes-Rennes desservant l'aéroport. Celle-ci a été inscrite au schéma national des infrastructures de transport en juillet 2010, selon le Syndicat mixte.

Le début des travaux de la route d'accès est prévu en 2013 et le défrichage pour la zone de l'aéroport dès janvier 2013. Un an plus tard, devraient débuter les travaux de l'aéroport, qui, selon les prévisons, doit être mis en service en 2017.

1) A partir du moment où il y a des intérêts financiers ... on ne parle plus de la pollution par le kérosène qui est responsable de milliers de morts par an ! (voir étude du MIT à ce sujet).
Quel sera l'impact de ce nouvel aéroport sur la santé des populations ?
Une étude sur les atteintes à l'environnement doit être réalisée dans les meilleurs délais possibles.
Les groupes comme Vinci et autres seront responsables des impacts dans le temps d'un tel aéroport tant pour ses nuisances, ses dangers pour la population (risques d'accidents, pollutions etc)...
L'actualité démontre combien il y a une opposition forte contre ce projet !
Les citoyens et citoyennes ne sont pas des pigeons et ne doivent pas être les dindons de la farce.
Il est temps aussi que les fonds mis dans cette opération fassent l'objet de contrôles permanents l'intérêt général étant particulièrement bafoué.
En cette "période de crise" c'est étonnant comment des millions peuvent se promener pour des opérations immobilières notamment, des parkings ...

On se moque vraiment du peuple!

Il est nécessaire de lever le voile sur tous ceux qui de près ou de loin se rempliront les poches dans cette opération.

La violence de la répression engagée contre les opposants est purement une honte !

Nous soutenons la lutte engagée avec force !

2) L'État en plus clair finance les voies d'accès...ce qui est bien évidemment le moins rentable...
Citoyens, citoyennes c'est encore une fois les deniers publics qui sont dépensés et en cette période de crise c'est une dépense lourde de conséquences.

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